Épagne-Éphilbeau


Épagne. Variante : Épeigné, Épigny, Espagne, Espaigne. Bas latin Hispania. Gentilice Spanius = l’espagnol, et suffixe acus. Synonyme : pagnol.
18 Les Épagnes. Cne de Venesmes. Territorium Hyspaniae, 1450 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble des Espaignes, 1547 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble d’Espaigne, 1570 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble d’Eppaine, 1584 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble d’Épaigne, 1610 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble des Espagnes, 1685 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Le vignoble des Épagnes, 1740 (A.D. 18-12 G, chapitre de Châteauneuf-sur-Cher) ; Les Épagnes, 1813 (Cadastre) ; Les Épagnes, 19 (Cadastre).
36 Épagne. Cne de Chezelles. Épagne, 1826 (Cadastre).
36 Épagne. Cne de Meunet-sur-Vatan. Le sieur d’Espagne, 1635 (A.D. 18-B 1064, art. 204, fol. 17 v°) ; Procès au sujet d’une hypothèque prise par Jean-Louis, baron de Neuchase, sur le fief d’Épagne acquis par Jacques de Durbois sur Louis de Coigne, seigneur de Banison, 4 septembre 1779 (A.D. 36-2 B 319) ; Épagne, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Épagne, 1828 (Cadastre) ; Épagne, 1955 (Cadastre). Chapelle. Fief du ressort de la Grosse Tour de Bourges.

Épaisse. n. f. XIIe s. Variante : Époire, Époisse, Épouesse. L’adjectif latin spissus = serré, dense (Virgile, Énéide, chant 2, 621) aboutit régulièrement à espeis, espois, espais, écrit épais depuis le XVIIIe s. Le féminin spissa, pris substantivement en bas latin, aboutit régulièrement à espeisse, espoisse, et signifie : bois touffu, fourré (FEW, XII, 198b). Ce nom s’oppose à taillis et à futaie.
37 L’Épaisse. Cne de Saint-Nicolas-de-Bourgueil. Henri Perrault, sieur d’Épaisses, 28 août 1675 (A.C. de Bourgueil-GG 7) ; Henri Perrault, sieur de l’Épesse, conseiller du Roi et son grenetier à Chinon, 18 février et 17 avril 1677 (A.C. de Bourgueil-GG 7) ; Henri Perrault, sieur d’Espesces, conseiller du Roi, grenetier à Chinon, 2 février. 1680 (A.C. de Bourgueil-GG 7) ; Henri Perrault, sieur de Lépesse, 23 octobre 1680 (A.C. de Bourgueil-GG 7) ; Maitre Henri Perrault, sieur d’Épaisse, 21 octobre 1685 (A.C. de Saint-Nicolas-de-Bourgueil-GG 4) ; Henri Perrault, sieur de l’Épesse, conseiller du Roi, maire perpétuel de Chinon, 15 octobre 1711 (A.C. de Bourgueil-GG 10) ; Marc Antoine Decaulx, chev., seigneur de Chassé et de l’Épesses, lieutenant des maréchaux de France, 22 septembre 1731 (A.C. de Bourgueil-GG 11) ; Château de l’Épesse, L’Épesse, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Château de L’Épaisse, L’Épaisse, 1830 (Cadastre) ; L’Épaisse, 1947 (Cadastre) ; L’Épaisse, 1962 (I.G.N.). Chapelle domestique desservie dans le château de l’Épaisse.

Épalis.
41 Les Épalis. Cne de Lorges. Les Épalis, 1829 (Cadastre) ; Les Épalis, 1933 (Cadastre).

Épallière. n. f. Épau = réserve dans une forêt qu’il est interdit de couper (FEW, XVII, 162a) ; le suffixe ière a une valeur collective, ou nom de lieu pris pour un nom de personne, propriété d’Épau.
18 Les Épallières. Cne d’Ardenais. Les Épallières, 1812 (Cadastre) ; Les Épallières, 1973 (Cadastre).

Épâme.
37 Les Épâmes. Cne de Céré-la-Ronde. Les Épâmes, 1826 (Cadastre) ; Les Épâmes, 1949 (Cadastre).

Épan. Variante : Épend. Nom de personne d’origine germanique.
37 L’Épan. Cne de Joué-lès-Tours. Titres relatifs à la maison de l'Epan à Joué les Tours, 1588-1739 (A.D. 37-1 J 1146).
37 Rue de L’Épan. Cne de Joué-lès-Tours. Rue de L’Épan à la Voie Communale n° 13 allant de la Rue du Franc palais au Pont aux Oies et traversant le village de L’Épan, 7 juillet 1983 (Délibération du Conseil Municipal).

Éparce. Variante : Éperse.
18 L’Éparce. Cne de Morogues. L’Éparce, 1832 (Cadastre) ; L’Éparce, 1943 (Cadastre).

Éparge. n. f. Ès = en les, et parge = clôture légère et transportable où se parquent les moutons, quand ils couchent dans les champs (FEW, VII, 663b). L’article indéfini pluriel des est une redondance.
28 Rue des Éparges. Cne de Chartres. Rue des Éparges, juillet 1972 (Délibération du Conseil Municipal).
28 Rue des Éparges. Cne de Dreux. Rue de la Gare, 1863 (Délibération du Conseil Municipal) ; Partie de la rue de la Gare de l’embarcadère à la rue Saint Denis : Rue des Éparges, 15 avril 1916 (Délibération du Conseil Municipal) ; Rue des Éparges, 1970 (Cadastre).Hommage au 301e Régiment d’Infanterie,composé pour les ¾ de réservistes de la région drouaise, qui se battit aux Éparges, près de Verdun, les 24 et 25 avril 1915.

Épargne. n. f. 1269-1278. Déverbal d’esparignier = ne pas tuer, laisser vivre, verbe issu du francique sparanjan = traiter avec indulgence, ne pas tuer. D’abord, somme en réserve, d’où gestion permettant de constituer des réserves ; début XIVe s., par métonymie, pâturage réservé (FEW, XVII, 166a) ; en 1470, trésor central du royaume.18 Les Épargnes. Cne de Venesmes. Les Épargnes, 1813 (Cadastre) ; Les Épargnes, 1935 (Cadastre).
28 Rue de L’Épargne. Cne de Chartres. Rue de l’Épargne, 1998 (Cadastre).
37 L’Épargne. Cne du Grand-Pressigny. L’Épargne, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; La ferme de l’Épargne, même commune du Grand Pressigny, 29 septembre 1812 (acte Juge-Tours) ; Lépargne, 1812 (Cadastre) ; L’Épargne, 1968 (Cadastre).

Épargnette. n. f. Épargne et suffixe diminutif ette. Petit pâturage en réserve.
18 Les Épargnettes. Cne de Bouzais. Les Épargnettes, 1826 (Cadastre) ; Les Épargnettes, 1933 (Cadastre).

Épargnot.
36 Les Épargnots. Cne de Briantes. Les Épargnots, 1842 (Cadastre) ; Les Épargnots, 1961 (Cadastre).

Épars. n. m. XIIIe s. Participe passé substantivé de l’ancien français espardre = séparer, disperser, répandre, issu du latin spargere = jeter ça et là, répandre (Cicéron, Pro Sexto Roscio Amerino, § 50), esparre = barrière qui constitue la 1re protection en avant des fossés du système de défense.
28 Les Épars. Cne de Chartres. Ut permitteremus [Capituli Carnotensis] fieri burgum in vineis suis [abbas Odo et ceteri fratres capituli Majoris Monasterii] que erant ad Esparras, ex duobus lateribus terminate viis publicis, ex tercio vineis vicedomini, ex quarto mansiunculis ipsius civitatis que sunt in parrochia Sancti Saturnini, 26 février 1133 (Cartulaire de Notre-Dame de Chartres, charte 48, Carta Capituli Carnotensis, de constructione burgi Mathei, ecclesiæ Majoris Monasterii concessa) ; Plan de la basse cour des Épars et accessoires, par Oury, expert juré, 26 juin 1776 (B.M. de Chartres, Ms 1330, détruit le 26 juin 1944). Paroisse Saint-Saturnin.
41 Les Épars. Cne de Mer. Les Épars, 1812 (Cadastre) ; Épars, 1966 (Cadastre).

Épau. n. m. Variante : Épault, Épeau, Épot, Espau, Lépau, Lépot. Ancien français espal : réserve dans une forêt. La forme Lépau s’explique par agglutination de l’article défini élidé.
18 Les Épaux. Cne de Lunery. L’Espau, 1459 (A.D. 18-9 H, abbaye de la Prée) ; Les Epaux, 1835 (Cadastre) ; Les Epaux, 1974 (Cadastre).
36 L’Épau. Cne de Châteauroux. Le village de Lespaud, 13 avril 1463 (A.D. 36-E 374) ; L’Épot, 1825 (Cadastre).
37 L’Épau. Cne de Chinon. Et unum caponem super quandam domum sitam ante d’Espau, 10 mars 1269 (Cartulaire de l’Archevêché de Tours, charte 117, p. 266).
41 L’Épau. Cne de Lisle. Lépau, Lespau, L’Espau, XVIe et XVIIe s. (A.D. 41-E 44, 491, 495, 513, 546, 549, 551, 572, 1751) ; Lepau, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Épau, 1832 (Cadastre) ; Épau, 1937 (Cadastre). Fief.
41 L’Épau. Cne de Villerable. La métairie de L’Épau, 1791 (A.D. 41-1 Q, P.V. n° 354. Biens Nationaux). Bien National. Propriété de l’Abbé de L’Épau, Le Mans, Sarthe, comme prieur de Tourailles et du Temple.

Épaule. n. f. Latin impérial spatula = battoir, spatule, d’où omoplate, dérivé du latin classique spata = épée, emprunté au grec spatthê. Partie supérieure du bras. Enseigne commerciale.
18 Les Belles-Épaules. Cne de Faverdines. Belle Espaule, 1495 (A.D. 18-E, seigneurie de Saint-Amad-Montrond) ; Le chezal des Belles Espaules, 1580 (A.D. 18-8 H, abbaye de Noirlac) ; Les Belles Épaules, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Les Belles Épaules, village, 1833 (Cadastre) ; Les Belles Épaules, 1847 (B.N.-Ms Français 9844) ; Les Belles Épaules, 1936 (Cadastre).
37 L’Épaule-Fort. Cne de Saint-Épain. Espallefort, 1255 (A.D. 37-G 495). Fief.
41 L’Épaule-de-Mouton. Cne de Fréteval. L’Épaule de Mouton, 1832 (Cadastre) ; L’Épaule de Mouton, 1937 (Cadastre).

Épault. n. m. Variante : Épau.
18 Les Épauts. Cne de Châteauneuf-sur-Cher. Les Épauts ou Folie, 1813 (Cadastre) ; Les Épauts, 1969 (Cadastre).
37 L’Épault. Cne de Beaumont-en-Véron. L’Épault, 1er décembre 1837 (acte Rossignol-Chinon).

Épave. n. f. 1283. Substantivation de l’adjectif espave = qui est égaré, issu du latin expavidus = épouvanté, en parlant des animaux, formé de ex, et de pavidus = effrayé, de pavere = avoir peur. L’adjectif s’appliquait aux animaux égarés dont le propriétaire restait inconnu ; ce sens s’est conservé dans les Coutumes : droit d’épaves. L’emploi absolu d’objet abandonné, est attesté en 1690 (Furetière).
36 Les Épaves. Cne de Rivarennes. Terre située aux Épaves, dans la paroisse de Rivarennes, 13 avril 1791 (A.D. 36-2 Q 290, P.V. 28 n° 89. Biens Nationaux).
37 Les Épaves. Cne de Cussay. Les Épaves, 1833 (Cadastre) ; Les Épaves, 1948 (Cadastre).

Épeau. n. m. Variante : Épau.

Épeau employé abxolument

36 L’Épeau. Cne de Bélâbre. Le Domaine de L’Épaud, commune de Jauvard, 24 janvier 1818 (A.N.-F 2 II Indre 2, plan annexé à la minute) ; Le Paud, commune de Jauvard, 1819 (A.N.-F 2 II Indre 2, plan annexé à la minute) ; Le domaine de L’Épaud, commune de Jovard, 20 juillet 1822 (A.N.-F 2 II Indre 1, plan) ; L’Épeau, 1833 (Cadastre) ; L’Épeau, 1965 (Cadastre).
41 L’Épeau. Cne d’Épuisay. L’Espau, Lépau, XVIe et XVIIe s. (A.D. 41-E 31) ; L’Épeau, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; L’Épeau, 1837 (Cadastre) ; L’Épeau, 1939 (Cadastre).

Épeau précédé d'un adjectif qualificatif

Grand.
36 Le Grand-Épeau. Cne du Poinçonnet. Procédure à la requête du procureur du Roi contre Jean Mounier, journalier à Busserolles en Périgord, convaincu d’avoir volé une jument, une fourche de fer, un sac en toile et une corne de boeuf à Louis Borget, laboureur à L’Espeau, paroisse de Lourouer, chez qui il était employé : le coupable est condamné à être pendu et étranglé, sur appel, le Parlement le condamne simplement à être fustigé de verges et banni pour 5 ans du duché de Châteauroux, 26 août 1739 (A.D. 36-1 B 433) ; Procédure à la requête du procureur du Roi contre Étienne Bertrand, journalier au village de L’Epau, convaincu d’avoir tué d’un coup de barre à chevaux, en l’auberge de Borget, cabaretier à L’Epau, Georges Laurenson, vigneron en la paroisse Saint-André de Châteauroux : le coupable est condamné à être pendu et étranglé, 9 septembre 1745 (A.D. 36-1 B 439) ; L’Épo, XVIIIe s. XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Le Grand Épeau, 1830 (Cadastre).

Petit.
36 Le Petit-Épeau. Cne du Poinçonnet. Le Petit Épeau, 1830 (Cadastre).

Épeautrolle. n. m. Fin XIe s. Bas latin spelterolis villa ; spelterola, diminutif du latin impérial spelta, ancien français espelte = épeautre, variété de blé dur, d’origine germanique. Le pluriel indique le terrain où l’épeautre abonde. synonyme : peaute.
28 Épeautrolles. Spelterolis Villa, vers 1080 (Cartulaire Saint-Père-en-Vallée de Chartres) ; Speltereole, vers 1116 (Cartulaire Saint-Père-en-Vallée de Chartres) ; Peautrolles, 1450 (Étude d’Illiers-Combray) ; Peautrollae, 1466 (A.D. 28-G, chapitre Notre-Dame de Chartres) ; Peautherolles, 1490 (Étude de L’Aunay) ; Les Peaustrolles, 1610 (A.D. 28-E, Terrier de Charonville) ; Espautrolle, 1740 (B.M. d’Orléans, Ms 995, fol. 74) ; Espeautrolles, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Terre située à Épautrolles, 19 juillet 1791 (A.D. 28-1 Q 4, P.V 115, n° 877. Biens Nationaux). Église Saint-Étienne. Pagus Carnotensis. Civitas Carnutum.

Épée. n. f. Variante : Courtépée. n. f. Courte = petite, et épée = arme blanche formée d’une lame à 2 tranchants, et par métonymie, personne qui manie bien cette arme. Sobriquet de personne et enseigne commerciale dès le XVe s.

Courte. Variante : Courtépée.
28 Courte-l’Épée. Cne d’Allaines-Mervilliers. Courte l’Épée, 1838 (Cadastre d’Allaines).
37 Courte-Épée. Cne d’Auzouer-en-Touraine. La Fraperie, XVe s. (A.D. 37-G 738) ; Le lieu et métayrie de Courte Épée, située paroisse d’Auzouer, 28 juillet 1747 (acte Michau-Tours) ; L’Aumosnerie de la paroisse d’Auzouer consistant dans le lieu et métairie de Courte Épée, 13 août 1773 (acte Hubert-Tours) ; Courprée, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Courte Épée, 1835 (Cadastre) ; Courte Épée, 1934 (Cadastre).
37 La Courte-Épée. Cne du Petit-Pressigny. La Courte Épée, 1813 (Cadastre).
45 La Courte-Épée. Cne de Ruan. La Courte Épée, 1808 (Cadastre) ; La Courte Épée, 1950 (Cadastre).

Longue. Louise Longeépée, 8 septembre 1687 (A.C. de Saint-Avertin-GG 13). Nom de personne dès le XVe s. Enseigne commerciale.
41 La Longue-Épée. Cne de Dhuizon. La Longue Épée, 1810 (Cadastre) ; La Longue Épée, 1962 (Cadastre).

Épeigné. Variante : Épagne.
37 Epeigné. Cne de Langeais. Le fief d’Épeigné au chapellain de la Chapelle d’Épeigne, paroisses Saint Jean et Saint Laurent de Langeais, 1639 (B.N.-Fonds Châtre de Cangé, n° 4835, Roolle des fiefz de Touraine, rolle de Langeais, fol. 108) ; Espeigné, 17 mai 1665 (acte Bruslon-Langeais) ; Le fief et maison seigneurialle d’Espeigné, paroisse Saint Jean, 30 janvier 1669 (acte Bruslon-Langeais) ; Espeignay, 3 mai 1679 (acte Bruslon-Langeais) ; L’Epeigné, 1829 (Cadastre) ; L’Epeigné, 1974 (Cadastre). Paroisses Saint-Jean et Saint-Laurent. Fief.
37 Épeigné. Cne de Saint-Épain.
37 Épeigné-les-Bois. In pago Turonico id est Spaniacus, juin 816 (Dom Housseau, t. I, n° 24 et 25) ; Villa quae dicitur Spaniacus, 1060 (Charte de l’Abbaye de Villeloin) ; Quicquid consuetudinis in villa que dicitur Hispaniacus habeo, 1085-1089 (Cartulaire de Villeloin, n° 146) ; Hispaniacus, 1156 (Charte d’Hervé, comte de Nevers) ; Spengne, 1193 (B.N.-Ms latin, n° 1729) ; Espaniacus, 1216 (Dom Housseau, Charte de Villeloin) ; Espeigne, 1207 (Dom Housseau, Charte de Fontaines-les-Blanches) ; Espeigneium, 1208 (Charte de Robert de Perrenay) ; Expegniacus, 1232 (Charte de Juhel, archevêque de Tours) ; Espeigneium, 1326 (Charte d’Étienne, archevêque de Tours) ; Épeigné, XVIIIe s. (Carte de Cassini). Église et prieuré Saint-Aignan. Civitas Turonum.
37 Épeigné-sur-Dême. Hispaniacus, in pago Cenomanico, 1040 (Cartulaire de la Trinité de Vendôme, charte 35) ; Spaniacus, 1072 (B.N.-Amplissima collectio, t. I) ; Épeigné, 1740 (B.M. d’Orléans, Ms 995, fol. 71) ; Épeigné, XVIIIe s. (Carte de Cassini). Réunion réalisée des communes des Pins et de Rorthes par Ordonnance Royale du 2 octobre 1822 (A.N.-F 2 II Indre-et-Loire 2). Chemillé-sur-Dême possédait une enclave de 50 ha dans Épeigné-sur-Dême : une partie de la Dubinerie, la Maison-du-Noyer et la Ricordaine ; conformément aux règlements en vigueur sur les enclaves, le maire de Chemillé-sur-Dême accepta sa cession, sans compensation, en faveur d’Épeigné-sur-Dême, légalisé par le Procès-verbal de délimitation du 18 novembre 1830. Église Saint-Étienne. Civitas Cenomanum.

Épelé. Paticipe passé masculin du verber épeler.
37 Les Épelés. Cne de Tournon-Saint-Pierre.

Épelée. Variante : Épellée. Paticipe passé féminin du verber épeler.
37 Les Epelées. Cne de Manthelan. Les Epelées, 1827 (Cadastre) ; Les Epelées, 1938 (Cadastre).

Épellée. Variante : Épelée.
37 Les Épellées. Cne du Louroux. Les Épellées, 1832 (Cadastre) ; Les Épellées, 1935 (Cadastre).

Épelue.
18 Les Épelues. Cne de Cuffy.

Épend. Variante : Épan.
37 L’Épend. Cne de Joué-lès-Tours. L’Epaon, 1316 ; Hommage d’une maison, vignes, prés, cens et revenus si entre les rivières de Cher et d’Indre, mouvans de la maison, fief, terre et seigneurie du Plessis du Parc lès tours, dons du Roy sous le nom de fief des Appens, rendu au roi par François de Pontbriant, escuyer, seigneur de la Villatte, conseiller et chambellan du Roi, capitaine gouverneur du chasteau du Plessis , 2 septembre 1482 (A.N.-P 12, n° 408) ; L’Espan, le Paon, XVe s. (A.D. 37-G, chapitre Saint-Martin de Tours, Prévôté de la Varenne) ; Au lieu d’Épand, paroisse de Jouay, 30 octobre 1686 (acte Froger-Saint Genouph) ; Le fief de L’Espan, XVIIIe s. (A.N.-Q1 378bis) ; Foy et hommage par Martin Lambron, pour le fief et seigneurie de L’Épan, relevant du château du Plessis lès Tours, 17 juin 1740 (A.D. 37-C 603) ; Pied d’Epian, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Lepend, 1823 (Cadastre) ; Un corps de bâtiments situé à L’Épan, commune de Joué lès Tours, 6 mars 1897 (acte Bled-Ballan Miré) ; L’Épend, 1966 (Cadastre). Fief.

Épenotte.
18 Les Épenottes. Cne de Lantan. Les Épenottes, 1831 (Cadastre) ; Les Épenottes, 1931 (Cadastre).

Éperneau.
36 L’Éperneau. Cne d’Ambrault. L’Éperneau, 1839 (Cadastre) ; L’Éperneau, 1937 (Cadastre).

Épernier.
37 Épernier. Cne de Cravant-les-Coteaux. La Loge, 1832 (Cadastre) ; Épernier, 1969 (Cadastre).
37 L’Épernier. Cne de Saint-Benoît-la-Forêt. Le Ruchard, 1813 (Cadastre) ; L’Épernier, 1944 (Cadastre).

Épernon. Gaulois sparno = épine, et o-dunum = hauteur, forteresse ; le bas latin sparro signifierait : l’éperon fortifié, en forme d’épine. Épernon se situe au confluent de 3 cours d’eau qui forment la Droue, et paraît avoir une origine préceltique.
28 Épernon. Sparro [Sparno], 1024 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Sparnaicum, 1095 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Esparnonium, vers 1120 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Esparlum, vers 1125 (A.D. 28-H, Abbaye de Thiron) ; Sparnonium, 1130 (A.D. 28-H, Abbaye de Thiron) ; Sparnonium, vers 1130 (A.D. 28-H, Prieuré de Brétheucourt) ; Sparlo, vers 1130 (B.N.- Ms Latin 11.063, Cartulaire Saint-Jean-en-Vallée de Chartres) ; Sparnotum, vers 1140 (A.D. 28-H, Prieuré de Chuisnes) ; Esparlo, vers 1150 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Parlo, 1208 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Épernon, 1258-1735 (A.D. 28-G 133) ; Esparnon, 1282 (A.D. 28-G 133) ; Esparno, vers 1297 (Cartulaire des Vaux-de-Cernay, p. 949) ; Espernon, 13 juin 1376 (A.N.-JJ 109, n° 79, fol. 39 v°) ; Sperno, 1415 (A.D. 28-H, Prieuré de Chuisnes) ; Espernon, place forte armagnaque, janvier 1420 (A.N.-JJ 171, n° 84, fol. 50 v°) ; Espernonne, 1450 (A.D. 28-H, Prieuré Saint-Thomas d’Épernon) ; Espernon, mars 1475 (A.N.-JJ 195, n° 1333, fol. 292) ; Esperlio, XVe s. (Chronique de Trivetti) ; Asparlo, XVe s. (Vital, Ordonnances des Rois de France, t. III, p. 347) ; Espernon, qui jadis s’appelloit Autrist, puis Espierremont, 1567 (A.D. 28-E, Terrier de Dancourt) ; Espernon Petite Ville sur la confinité de la Beause Duché, vers 1641 (Gravure de Claude Châtillon) ; Épernon, 1740 (B.M. d’Orléans, Ms 995, fol. 71) ; Épernon, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; Ville d’Épernon, 1832 (Cadastre).  L’enceinte comportait 4 portes : la porte de Chartres et de Beauce vers l'Ouest, celle de Geolle ou Guesle, ou porte Normande, et la porte de Paris vers l'Est. Épernon comprenait 3 paroisses urbaines : Saint-Jean-Baptiste, Saint-Nicolas et Saint-Pierre, et une paroisse extra-muros, Notre-Dame d’Houdreville. Épernon avait 3 collectes : la collecte d’Épernon formée des 3 paroisses urbaines ; celle du Bourg-Saint-Thomas réunie à celle d’Épernon en 1787 lors de la réforme administrative, sans effet jusqu’en janvier 1790 ; et celle de la Madeleine d’Épernon, annexe de la paroisse de Droue-sur-Drouette jusqu’en 1787, puis d’Épernon. La paroisse Notre-Dame d’Houdreville fut réunie à la ville d’Épernon pour former la commune, le 15 janvier 1790. Délimitation réalisée d’Épernon d’avec Hanches par la Loi du 4 juin 1853 : Épernon reçoit de Hanches les hameaux de Savonnières et de Grand Pont. Église Notre-Dame. Prieuré Saint-Thomas. Pagus Carnotensis. Civitas Carnutum.

Éperon. n. m. 1080. Variante : Épron, Esperon. Francique sporo = pièce de métal fixée au talon du cavalier, terminée par une roue à pointe, pour aiguillonner le cheval en lui piquant le flanc, avec un e prosthétique, aboutit régulièrement à éperon au cas régime. Mot introduit par les soldats de l’armée romaine, dans le latin médiéval. D’abord pièce de métal, composée de 2 branches, fixée par une courroie ; par analogie, en 1556-1560, partie saillante d’une construction, en particulier fortification en angle saillant. La forme épron correspond à la transcription de la prononciation indigène. Forme de construction ou enseigne commerciale. Madelaine Lesperon (alias Esperon), 15 octobre 1659 (A.C. de Saint-Avertin-GG 8). Charles Éperon, 13 juillet 1674 (A.C. de Saint-Avertin-GG 11). Nom de personne dès le XVe s., avec ou sans agglutination de l’article défini élidé.
28 L’Éperon. Cne de Beauvilliers. L’Éperon, 1835 (Cadastre) ; L’Éperon, 1933 (Cadastre).
28 L’Éperon. Cne de Moutiers. L’Éperon, 1835 (Cadastre) ; L’Éperon, 1936 (Cadastre).
37 L’Éperon. Cne de Pouzay. L’Éperon, 1827 (Cadastre) ; L’Éperon, 1969 (Cadastre).
37 Rue de L’Éperon. Cne de Cinq-Mars-la-Pile. Rue de L’Épron, 26 février 1773 (acte Estevelin-Cinq Mars la Pile) ; Une maison d’habitation sise au lieu dit le Bourg, rue de L’Éperon, 29 avril 1980 (acte Le Guillou-Langeais).
41 L’Éperon. Cne de Blois. L’Éperon, 1810 (Cadastre) ; L’Éperon, 1957 (Cadastre). Faubourg de Vienne.
45 Rue de l’Éperon. Cne d’Orléans. Rue de l’Éperon, 1969 (Cadastre).

Éperonnière. Variante : Épronnière, Léperonnière. Éperonnier = fabricant d’éperons ; nom de personne dès le XIVe s.
41 L’Éperonnière. Cne de Saint-Laurent-des-Bois. L’Éperonnière, XVIIIe s. (Carte de Cassini) ; L’Éperonnière, 1832 (Cadastre) ; L’Éperonnière, 1932 (Cadastre).

Éperrière. n. f. Variante : Perrière. La forme éperrière s’explique par agglutination de l’article défini : les perrières, l’éperrière.
28 Les Éperrières. Cne de Sours. Les Éperrières, 1825 (Cadastre) ; Les Éperrières, 1942 (Cadastre).

Éperse. Variante : Éparce, Leperse. La variante s'explique par agglutination de l'article défini élidé.
18 L’Éperse. Cne d’Ineuil. L’Eperse, village, 1826 (Cadastre) ; L’Éperse, 1847 (B.N.-Ms Français 9844) ; L’Éperse, 1937 (Cadastre).

Épervier. n.m. 1080. Francique sparwari, bas latin sparvarius = oiseau rapace diurne de petite taille.
28 Rue de L’Épervier. Cne de Chartres. Rue de l'Épervier, censive de Saint Père en Vallée, 1605 (A.D. 28-H 95) ; Rue du Cigne, Rue de la Vieille Juiverie, XVIIIe s. ; Rue de L’Épervier, 1827 (Cadastre) ; Rue de L’Épervier, 1969 (Cadastre). Paroisse Saint Aignan.
36 Les Éperviers. Cne de Nohant-Vic. Les Éperviers, 18 (Cadastre) ; Les Éperviers, 1939 (Cadastre).

Éphilbeau.
36 Les Éphilbeaux. Cne de Lureuil. Les Éphilbeaux, 1812 (Cadastre) ; Les Éphilbeaux, 1933 (Cadastre).